Le Prix des jeunes libraires - edition 2021 - Annonce du lauréat

Le Prix des jeunes libraires - edition 2021 - Annonce du lauréat

Liminal
21,00

Le 21 janvier 2017 à 11h04, la mère malade de Jordan n’est toujours pas réveillée. Il ouvre la porte de sa chambre pour vérifier si tout va bien. Son regard s’ajuste sur la forme allongée dans le lit. Monica vit-elle encore ? Liminal tient dans cette seule seconde. Toute la vie revient alors en une bouffée de souvenirs, une plongée immense dans un seul mystère : être un corps. Qu’est-ce qu’un corps ? Quelles en sont les limites ? Des androïdes aux sex clubs, de l’extase mystique de Sainte Thérèse d’Avila à la castration d’une performeuse queer, au carrefour de l’autofiction, de la saga milléniale et de la pop philosophie, le récit s’organise en une prodigieuse odyssée personnelle peuplée d’artistes, de scientifiques et de marginaux magnifiques.


Canopus dans Argo, Shikasta
22,00

Ceci est l'histoire d'un monde qui pourrait être le nôtre. Depuis l'instant où apparaît la vie sur cette planète bleue, dans la moiteur des mares et des étangs, jusqu'au moment où le feu nucléaire menace d'emporter la civilisation qui a fini par se développer, voici contée l'histoire de Shikasta, jadis riche et florissante, désormais stérile, inhospitalière, « blessée à mort » - mais qui ne demande qu'à renaître.
Shikasta ? Un monde sur le berceau duquel se sont penchés deux empires galactiques antagonistes, Canopus et Sirius, qui s'en sont partagé les terres pour chacun de son côté y conduire des expériences évolutionnaires. Et c'est du point de vue des émissaires de Canopus, venus rendre compte des résultats de ces manipulations à l'échelle d'une planète, que va nous être narré le destin tragique de l'humanité - celle de notre Terre.
Au fil d'une édifiante succession de textes de formes diverses - rapports, lettres, documents d'archive, journaux intimes de shikastiens), se réécrit sous nos yeux le (véritable ?) récit de l'aventure humaine, les tâtonnements, accomplissements et erreurs d'une espèce faillible guidée sans le savoir par des puissances qui la dépassent ; des puissances dont la rivalité risque de mettre un terme prématuré à l'expérience Shikasta...


Un pont sur la brume
9,90

Kit Meinem d'Atyar est peut-être le plus doué des architectes de l'Empire. Peut-être... et tant mieux. Car il lui faudra convoquer toutes ses compétences, l'ensemble de son savoir pour mener à bien la plus fabuleuse réalisation qui soit, l'oeuvre d'une vie : un pont sur le fleuve de brume qui de tout temps a coupé l'Empire en deux. Un ouvrage d'art de quatre cents mètres au-dessus de l'incommensurable, cette brume mortelle, insondable, corrosive et peuplée par les Géants, des créatures indicibles dont on ne sait qu'une chose : leur extrême dangerosité...

Par-delà le pont... l'abîme, et pour Kit une aventure humaine exceptionnelle.

« La production littéraire de Kij Johnson est généralement formidable ; ici elle plane très haut, à mi-chemin entre la science-fiction et la fantasy. »
Ken Liu

Un pont sur la brume, lauréat des prix Hugo et Nebula 2012, a été élu meilleur court roman de l'année par les lecteurs de la revue américaine Isaac Asimov's Science Fiction Magazine.


Ethan Frome
7,90

Les montagnes du Massachusetts à la fin du XIX. Ethan Frome est un jeune homme pauvre qui aime les livres et rêve de voyages.
Il a hérité d'une ferme et d'une scierie qui ne rapportent rien, épousé une vieille cousine hypocondriaque. Et, sans comprendre ce qui lui arrive, il tombe amoureux pour la première fois. En trois jours, sa vie va basculer. Même la mort ne voudra pas des héros de cette tragédie rurale, chef-d'oeuvre atypique d'Edith Wharton.


La Parabole du Semeur, Roman
9,00

2024. Dans ce qui reste des États-Unis, la peur et la violence règnent partout. Octavia Butler, qui se définit comme un outsider et sait que parler du futur est souvent la meilleure façon de parler du présent, est une jeune femme afro-américaine, ce qui explique sa vision dérangeante.

Évoquant le Président Donner, élu des U.S.A. d'un futur proche, le narrateur affirme ainsi : Donner [...] espère [...] suspendre les mesures de protection sociale, jugées trop coûteuses, et alléger les charges des employeurs prêts à embaucher des sans-abris et à les pourvoir d'un logement décent. Je me demande quelle est sa notion du "décent" [...]. Un lit dans un dortoir ? Un coin par terre ? Voilà l'Amérique de Donner, qui professe le mépris de toute législation du travail.

Le narrateur, jeune fille de quinze ans, comprend que le monde que ses parents ont connu ne ressuscitera pas et que la petite communauté familiale, ne résistera plus très longtemps aux attaques des pillards... Refusant la soumission aux grandes compagnies, qui offrent à leurs salariés la sécurité contre un véritable esclavage, l'héroïne tente de gagner une nouvelle terre promise.